Une sorte de H barré d'un trait concave les convainc qu'il s'agit de meurtres. La vieille dame retrouvée noyée dans sa baignoire a posté peu avant sa mort une lettre livrant ses ultimes secrets à un homme qu'elle ne connaissait pas. Une dernière confession avant l'absolution. Adamsberg, Danglard, Veyrenc, Retancourt et les autres remontent la piste de la lettre jusqu'au "Creux", dans les Yvelines. Un château, un inventeur richissime, son fils Amédée, son comptable Victor, la gouvernante et son sanglier, Marc. C'est là que tout se complique: l'inventeur se suicide, le signe H peine à être décrypté, et Amédée, le fils, révèle le contenu de la lettre: une histoire rocambolesque réunissant un groupe de voyageurs sur une île islandaise maudite, où deux d'entre eux y ont laissé la vie.
Ils sont près d'abandonner et de classer l'affaire, mais Adamsberg est tenace, quelque chose le tracasse. Danglard dont l'érudition remarquable et la distinction britannique en font un collègue irremplaçable, ne parvient pas à trouver la signification du H, laissé sur les lieux des "suicides". Il se vexe, et refuse de suivre le commissaire dans les méandres de son raisonnement. Pourtant, ce signe est la preuve de meurtres en série, qui les plongent dans la Révolution française. Ils rencontrent Robespierre, du moins celui qui revêt le costume et rejoue le personnage dans une association d'études robespierristes qui rassemble plusieurs centaines de passionnées, dont l'inventeur lui-même.
Quel est le lien entre la Révolution et l'Islande? Pourquoi tous ces meurtres de personnes apparemment sans lien entre elles? L'écheveau de l'intrigue est trop emmêlée, ce qui taraude Adamsberg, qui finit par aller voir sur place, en Islande, emmenant avec lui une Retancourt récalcitrante et revêche, et son ami et collègue, Veyrenc.
Fred Vargas, Temps glaciaires, Flammarion, 2015.